Publié le 2026-07-26

« C'est quoi votre dernier prix ? » Répondre sans brader

Le message arrive parfois avant la moindre question sur l'objet. Répondre au hasard mène droit à la vente à regret. Répondre avec un cadre décidé à l'avance change complètement la conversation.

Tout se joue avant la publication

Fixez deux chiffres avant de publier : le prix affiché et le prix plancher, celui en dessous duquel vous préférez garder l'objet. L'écart entre les deux constitue votre marge de négociation. Un exemple : une console affichée 140 €, plancher à 110 €. Vous savez désormais quoi répondre à n'importe quelle offre, sans réfléchir sous pression. Sans plancher décidé à froid, vous déciderez à chaud, face à quelqu'un dont l'intérêt est de vous faire descendre. Le calcul du prix affiché est détaillé dans fixer le bon prix. Ajustez le plancher à votre urgence réelle : si le canapé doit partir avant le déménagement de samedi, il descend. Si rien ne presse, il monte, et le temps travaille pour vous.

« Dernier prix ? » n'est pas une offre

Celui qui pose la question vous invite à négocier contre vous-même : vous baissez, puis il négocie encore à partir du nouveau chiffre. Ne donnez pas de dernier prix à quelqu'un qui n'a encore rien proposé. Retournez la question, poliment : « Le prix tient compte de l'état. Vous en proposez combien ? » Cette simple réponse trie les messages : les curieux qui arrosent dix annonces ne répondent plus, les acheteurs sérieux avancent un chiffre. Vous négociez alors à partir de leur offre, pas à partir de votre prix déjà raboté.

La contre-proposition, plutôt que oui ou non

Une offre à 100 € pour votre console affichée 140 € ? Ni accepter, ni fermer la porte. Contre-proposez dans l'écart, par exemple 125 €, en justifiant d'un mot : « Elle part avec deux manettes et les câbles d'origine. » Une justification concrète, même courte, rend la contre-offre plus difficile à attaquer qu'un chiffre nu. Si l'acheteur remonte à 115 €, vous êtes au-dessus de votre plancher. À vous de juger si la rapidité de la vente vaut les quelques euros restants. Souvent, oui. Gardez un ton égal du premier au dernier message : celui qui s'agace négocie mal, et cela se sent même par écrit.

Le lot, pour donner sans perdre

Quand vous vendez plusieurs objets, le lot remplace avantageusement la remise. L'acheteur de la console demande un geste ? Proposez un deuxième jeu à moitié prix plutôt que 20 € de moins. Vous cédez de la valeur sur un objet qui dormait, l'acheteur repart avec le sentiment d'une bonne affaire, et votre prix principal tient. La même logique vaut pour les accessoires, la housse ou le câble d'origine, qui coûtent peu à donner et pèsent dans la décision.

Savoir dire non, calmement

Face à une offre sous votre plancher, la réponse tient en deux phrases : « Non, je ne descendrai pas à ce prix. Je préfère le garder que le donner. » Sans agacement, sans longue justification. Beaucoup d'acheteurs testent par habitude et achètent quand même après un refus net ; d'autres reviennent quelques jours plus tard, une fois le tour du marché fait. Si personne ne revient jamais, l'information reste utile : votre plancher est peut-être au-dessus du marché, ou il faut attendre le bon acheteur. Méfiez-vous en revanche de la situation inverse, l'inconnu qui propose plus que le prix demandé : c'est rarement honnête, comme l'explique l'article sur les arnaques.

Quand accepter, et comment conclure

Acceptez quand l'offre dépasse votre plancher et que l'acheteur est concret, disponible et prêt à se déplacer. Une offre correcte d'un acheteur fiable vaut souvent mieux que l'espoir de 15 € de plus dans deux semaines, surtout pour un objet encombrant ou une catégorie qui se démode vite, l'électronique par exemple. Comptez aussi le coût de l'attente : chaque semaine d'annonce en ligne, ce sont des messages à traiter et des rendez-vous à caser dans votre agenda. Verrouillez ensuite l'accord dans la messagerie : « D'accord pour 115 € en espèces, demain 18 h chez moi. Je retire l'annonce dès votre confirmation. » Un accord flou se renégocie sur le trottoir. Un accord précis, écrit noir sur blanc, se renégocie rarement. Si le rendez-vous tombe à l'eau, republiez sans état d'âme : le suivant profitera du cadre que vous avez posé.

Vos photos méritent mieux qu'une vignette figée. Assemblez-les en une image animée, gratuitement.

Créer mon image animée